Les plus beaux parcs de Rome
Rome n’est pas qu’une ville de pierre. Un quart de son territoire est couvert d’espaces verts, et les parcs romains mêlent trois héritages : les jardins des villas cardinalices, les pinèdes aménagées au XIXe siècle et les zones archéologiques laissées en friche puis classées. Les sept lieux ci-dessous se visitent gratuitement, sauf le jardin botanique. Les horaires viennent des pages officielles de la ville et de la surintendance, relevés en novembre 2026 : ils changent avec la saison et avec le coucher du soleil.
La Villa Borghese, le parc des musées
Quatre-vingts hectares au nord du centre, entre la place du Peuple et le quartier Parioli. Le parc appartient à la ville depuis 1903 et concentre ce que Rome compte de musées : la galerie Borghese, le musée national d’art moderne, l’étrusque de Villa Giulia à deux pas. Le Casino Nobile, construit à partir de 1606 pour le cardinal Scipione Borghese, donne le ton du lieu.
Le jardin del Lago, dessiné par Antonio Asprucci à partir de 1786, garde son bassin, ses barques à rames et le petit temple d’Esculape posé sur l’île. C’est le coin le plus photographié du parc, et le plus fréquenté le dimanche. Le Bioparco, le zoo municipal, occupe l’angle nord-est.
Le parc est ouvert de l’aube au coucher du soleil, sans grille ni billet, avec plusieurs entrées dont la plus simple descend de la piazza del Popolo par le Pincio.
Le Pincio, la terrasse au-dessus de la place du Peuple
La colline du Pincio prolonge la Villa Borghese vers le centre. Ses rampes descendues de la piazza del Popolo, ses pins et sa terrasse offrent la vue la plus classique de Rome sur les toits et le dôme de Saint-Pierre. On y monte à pied depuis les rues piétonnes du centre par la via del Babuino, en dix minutes.
L’endroit est gratuit, ouvert en permanence, et se vide le soir, quand les terrasses du centre se remplissent.
La Villa Doria Pamphilj, le plus grand parc de la ville
Cent quatre-vingt-un hectares à l’ouest, derrière le Janicule, sur la via Aurelia Antica. C’est le plus vaste parc romain, et le moins visité par les touristes, qui s’arrêtent au Belvédère du Janicule sans pousser jusqu’aux grilles.
Le domaine a appartenu à la famille Doria Pamphilj du XVIIe siècle jusqu’en 1957, date à laquelle l’État italien l’a acheté. Il est ouvert au public depuis 1971. Le Casino del Bel Respiro, élevé pour le pape Innocent X au milieu du XVIIe siècle, se voit depuis l’allée principale, sans visite intérieure. La via Olimpica coupe le parc en deux : la partie nord, autour du lac, est la plus calme.
Ouverture de 7 heures au coucher du soleil.
Le jardin des Orangers, sur l’Aventin
Sept mille huit cents mètres carrés, deux entrées, la piazza Pietro d’Illiria et la via di Santa Sabina. Le jardin occupe l’ancien fortin de la famille Savelli, construit de 1285 à 1287, et le dessin actuel date de 1932, refait par Raffaele de Vico. Les orangers amers y poussent en rangées, et la terrasse regarde vers le Tibre et le dôme de Saint-Pierre.
Entrée gratuite, ouverture de 7 heures à 18 heures d’octobre à février, jusqu’à 20 heures en mars et en septembre, et jusqu’à 21 heures d’avril à août.
La Villa Celimontana, cent dix mille mètres carrés entre deux monuments
Entre les thermes de Caracalla et le Colisée, la villa Mattei devenue Celimontana occupe le sommet ouest du Célio. Les travaux du jardin commencent en 1572, et le parc a gardé son tracé d’origine avec ses allées en pente et ses pins.
Le long de l’allée centrale se dresse l’obélisque de Ramsès II, venu du temple du Soleil d’Héliopolis par la voie de la piazza della Rotonde. Le parc est ouvert de 7 heures au coucher du soleil, par la via della Navicella ou la piazza Santi Giovanni e Paolo.
Le jardin botanique, le seul payant
Sur les pentes du Janicule, derrière le Trastevere, à l’adresse Largo Cristina di Svezia 24. Douze hectares, un jardin japonais, une roseraie, une bambouseraie et deux mille mètres carrés de serres. Le terrain appartenait à la villa Corsini, résidence de Christine de Suède au XVIIe siècle.
Ouverture tous les jours de 9 h 30 à 18 h 30, dernier accès à 17 h 30. Billet à 5 €, tarif réduit à 4 €.
Le parc de la via Appia Antica, trois mille cinq cents hectares
Au sud-est, la via Appia Antica et ses abords forment un parc régional de trois mille cinq cents hectares, long de seize kilomètres, qui englobe la vallée de la Caffarella et le parc des Aqueducs. On y marche sur la chaussée romaine, entre les tombeaux, les pins et les catacombes chrétiennes et juives.
Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 27 juillet 2024. L’entrée principale se trouve à la via Appia Antica 42, le parc est accessible tous les jours et l’accès à la voie antique est gratuit.
Le Monte Mario, pour la vue
Au nord du Vatican, la colline du Monte Mario culmine à 139 mètres et porte un parc naturel, un observatoire astronomique et la plus longue vue sur Rome. L’entrée principale se trouve via Gomenizza 81. L’intérêt est le panorama, pas l’aménagement : prévoyez une heure, pas une après-midi.
En images
Photos