Freni e Frizioni, bar de la via del Politeama
La façade du Freni e Frizioni ressemble encore à celle d’un garage, ce qu’elle était avant 2005. Sur la via del Politeama, à Trastevere, un groupe d’associés y a installé le rituel de l’apéritif, encore rare à Rome à l’époque, dans un atelier de mécanique dont le bar a gardé le nom. Deux décennies plus tard, la maison sert des cocktails jusqu’à deux heures du matin, tous les jours, et figure au classement des meilleurs bars du monde.
Une ancienne officine de mécanique convertie en bar en 2005
L’établissement occupe le 4 de la via del Politeama, à quelques mètres de la piazza Trilussa. Le nom vient du garage qui tenait les lieux avant lui : freins et embrayages, en italien. La Campari Academy, qui a longuement interrogé le bar manager Riccardo Rossi, donne l’enseigne d’origine, Freni e Ammortizzatori, freins et amortisseurs, et rappelle que l’atelier a été converti en bar en 2005, avec pour atout une placette piétonne sur laquelle la salle déborde.
Les fondateurs s’appellent Luca Conzato, Cristian Bugiada, Stefano Angelini et Riccardo Rossi, comme le rappelle l’office du tourisme de Rome. Rossi, arrivé en 2016 puis devenu associé, résume l’ambition des débuts : importer à Rome le rituel de l’apéritif, qui n’y existait pas quinze ans plus tôt. L’ouverture a été pleine tout de suite, avec une visibilité qui a dépassé le quartier jusqu’aux chanteurs et aux artistes.
Ouvert tous les jours de 18h30 à 2h, sans service de restaurant
La page de contact du site officiel donne un horaire unique, valable sept jours sur sept : ouverture à 18h30, fermeture à 2h. Aucun service du midi, aucune coupure dans la soirée. Le numéro affiché est le 06 4549 7499, et l’adresse info@freniefrizioni.com permet d’écrire au bar.
On ne vient pas y dîner. La partie solide se limite au buffet de l’apéritif, suffisant pour tenir une soirée de cocktails, pas pour un repas assis. Ceux qui veulent manger avant trouvent à quelques pas, sur la piazza Trilussa, le trapizzino du Trastevere, la poche de pizza bianca garnie qui règle la question pour quelques euros. Lonely Planet conseille de réserver une table le vendredi et le samedi soir, quand la salle et la placette sont pleines dès l’ouverture.
L’apéritif à buffet, autour de 12 € le verre
Le buffet reste le rituel de la maison. Time Out décrit une formule à volonté à 12 €, servie entre 18h30 et 21h tous les jours, avec des cocktails autour de 10 €. Lonely Planet parle d’un buffet surtout végétarien ; les avis clients décrivent des pâtes froides, du houmous, des salades de pois chiches et des fruits. La formule a bougé avec les années : des avis publiés au printemps 2026 signalent un supplément de 3 € pour accéder au buffet et des assiettes plus maigres qu’avant. Le panneau affiché à l’entrée fait foi, comptez entre 10 et 15 € pour un verre et une assiette.
Le buffet se range à 21h, les verres continuent jusqu’à la fermeture. Les cartes bancaires sont acceptées.
Des classiques solides et une carte signature qui change de thème chaque année
Les grands classiques font l’essentiel du débit, spritz, mojito et moscow mule en tête, et Riccardo Rossi le reconnaît sans détour : dans un bar à gros volume, ce sont eux qui font vivre la caisse. Le reste est une carte signature renouvelée régulièrement, construite autour d’un thème. La version mise en ligne en juin 2026 s’appelle Bar Stereotypes : chaque verre est le portrait d’un personnage de comptoir, The Driver, The Regular, The Influencer, Martini Fanatic. En 2024, Time Out citait le Cardinal Sin, un mélange de whiskey irlandais Buskers, d’amaretto et de safran, comme exemple de ce travail sur les ingrédients.
Le jeu sur l’automobile ne s’arrête pas au décor. Le bar publie son propre manuel de cocktails en PDF, le Libretto d’uso e manutenzione, maquillé en notice d’entretien de voiture, dirigé par Luca Conzato avec des textes signés par des barmen italiens reconnus, dont Salvatore Calabrese et Peter Dorelli. Deux volumes, plus un troisième opus, The Hottest Drinks, qui rassemble les cinquante cocktails signature les plus vendus de la maison, sont téléchargeables depuis le site.
Étudiants, voisins de quartier et touristes se croisent sur la placette
La réputation du lieu tient autant à la boisson qu’au public. Cristian Bugiada le décrit comme un port de mer où passent chaque soir des étudiants, des couples, des créatifs, des touristes et des habitués. Le bar ne filtre pas à l’entrée, ce qui explique la mixité et le bruit. En saison chaude, la terrasse déborde sur la placette et la foule reste debout, verre à la main, jusqu’à la fermeture.
Ceux qui cherchent une soirée calme et une table où discuter viennent plus tôt, vers 18h30 ou 19h. Après 22h, la densité rend la conversation difficile et le service plus lent.
58e au classement World’s 50 Best Bars en 2025
La reconnaissance internationale s’est ajoutée à la réputation locale. Le bar figurait à la 53e place du classement The World’s 50 Best Bars en 2024, puis à la 58e en 2025, dans la liste 51-100 publiée le 24 septembre 2025. L’office du tourisme de Rome le présente de son côté comme une institution de la mixologie romaine, avec une carte qui évolue d’année en année.
Adresse, horaires et tarifs relevés le 1er novembre 2026 sur le site officiel freniefrizioni.com, la fiche de l’office du tourisme de Rome et les listes de The World’s 50 Best Bars. Ils changent : vérifiez-les avant de vous déplacer.
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