Le Vittoriano à Rome
Le Vittoriano ferme le côté nord du Capitole, face à la piazza Venezia. C’est le monument à Victor-Emmanuel II, premier roi de l’Italie unifiée, et l’autel de la Patrie, avec la tombe du Soldat inconnu. L’escalier et l’autel se voient sans billet. La terrasse panoramique, le musée du Risorgimento et le palais de Venise demandent un billet unique de 18 €.
Un monument décidé en 1878 pour le premier roi d’Italie
Victor-Emmanuel II meurt en janvier 1878. Le Parlement décide la même année d’élever à Rome un monument à sa mémoire. Le projet retenu est celui de Giuseppe Sacconi. Les travaux commencent en 1885 et durent près de cinquante ans.
Il est inauguré en 1911, pour le cinquantenaire de l’unité, alors qu’il n’est pas terminé. Armando Brasini en achève les parties hautes dans les années 1920 et 1930. Pour dégager la parcelle, la ville a rasé une partie du quartier médiéval tassé entre le Capitole et le palais de Venise, ce qui explique l’hostilité durable des Romains.
Le revêtement est en marbre de Botticino, un calcaire blanc extrait près de Brescia. Sacconi reprend l’idée de l’autel de Pergame : un grand escalier, un soubassement couvert de frises, une plate-forme haute. Le monument mesure 135 mètres de large et 70 mètres de haut, 81 mètres avec les quadriges. Seize colonnes de 15 mètres forment le portique, une par région du royaume en 1911. Sa silhouette blanche lui a valu le surnom de machine à écrire.
L’autel de la Patrie abrite la tombe du Soldat inconnu
La statue équestre de Victor-Emmanuel II occupe le centre du monument, au-dessus de l’autel. Enrico Chiaradia l’a conçue, Emilio Gallori l’a terminée après sa mort en 1901, et la fonte date de 1906. La statue mesure 12 mètres de haut et 10 de long pour 50 tonnes. Avant sa mise en place en 1910, la statue a servi de salle à manger : 21 convives ont déjeuné dans le ventre du cheval.
Sous la statue, la tombe du Soldat inconnu a été installée en 1921, avec la dépouille d’un soldat italien non identifié mort pendant la Grande Guerre. Une flamme brûle devant la dalle. Deux soldats montent la garde, et la relève a lieu toutes les heures. On y parle bas : c’est un monument aux morts.
L’escalier et l’autel se visitent gratuitement tous les jours
L’accès libre se limite à l’autel de la Patrie, côté piazza Venezia. L’entrée est libre, sans billet ni réservation. Le monument est ouvert tous les jours de 9 h 30 à 19 h 30, avec une dernière entrée à 18 h 45. Le portique, la terrasse, le musée et le palais de Venise se paient.
L’escalier sert aussi de passage : en continuant par la via di San Pietro in Carcere, on rejoint le forum romain à pied. Le soir, les projecteurs allument la façade et les quadriges ; la place du Capitole est à deux pas, derrière le monument.
La terrasse des Quadriges monte à 70 mètres en ascenseur
Deux ascenseurs vitrés partent de la terrasse Italia, au niveau du portique, et atteignent le sommet en une minute environ. La terrasse des Quadriges se trouve à 70 mètres au-dessus de la place, le point le plus haut du centre historique. La vue fait le tour complet, du Colisée aux forums impériaux, du Capitole au Tibre.
Les deux quadriges de bronze qui couronnent les propylées mesurent 11 mètres de haut et datent de 1924 à 1927. Qui refuse l’ascenseur monte par les 196 marches du sommoportique, avec le même billet.
Le billet VIVE à 18 € couvre la terrasse, le musée et le palais de Venise
Le Vittoriano et le palais de Venise forment un seul institut, le VIVE, rattaché au ministère italien de la Culture. Un billet unique donne accès à la terrasse panoramique, au sommoportique, au musée central du Risorgimento et au palais de Venise.
Le plein tarif est de 18 €, exposition temporaire comprise. Le tarif réduit de 5 € s’applique aux citoyens de l’Union européenne de 18 ans jusqu’à la veille de leurs 25 ans. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et les personnes handicapées. Le billet vaut sept jours, avec une entrée par espace. Le premier dimanche du mois, l’entrée est gratuite pour tous. La caisse se trouve sur la terrasse Italia. Les tarifs bougent : le site officiel du VIVE fait foi.
Le musée central du Risorgimento suit l’unification pas à pas
Le musée occupe l’aile du monument ouverte sur la via di San Pietro in Carcere. Il rassemble lettres, journaux intimes, manuscrits, tableaux, gravures et armes, réunis depuis 1911 pour documenter la transformation politique et sociale de l’Italie. Le parcours suit la chronologie, du 18e siècle au début du 20e siècle. Le musée ouvre tous les jours de 9 h 30 à 19 h 30, dernière entrée à 19 h 00, et l’accès est compris dans le billet VIVE. Comptez une heure.
Deux heures suffisent, l’entrée est piazza Venezia
L’entrée principale se trouve sur la piazza Venezia, au pied du monument. Une seconde entrée, côté Aracoeli, via di San Pietro in Carcere, dispose d’un ascenseur jusqu’à la terrasse Italia : elle sert aux visiteurs à mobilité réduite. La station de métro la plus proche est Colosseo, sur la ligne B, à un kilomètre environ. Le monument ferme la perspective de la via del Corso, qui traverse à pied un centre historique largement fermé à la circulation : les rues piétonnes de Rome commencent à la piazza Venezia.
Prévoyez 30 minutes pour l’escalier, l’autel et la statue équestre, puis une heure pour la terrasse et une heure pour le musée. Le matin avant 10 heures, la place est encore calme ; en fin d’après-midi, le marbre prend une teinte rosée.
Horaires et tarifs viennent des pages officielles du VIVE et de la fiche du ministère italien de la Culture, consultées le 20 octobre 2026. Ils changent : vérifiez-les avant de monter.
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