Se détendre à Rome : parcs, bains historiques et adresses au calme

Le petit lac de la villa Borghese à Rome, avec des barques à rames sur l'eau verte et des pins parasols sur les berges
Photo : Mister No, licence CC BY 3.0 (Wikimedia Commons)

Trois jours à marcher entre le Colisée et la place Navone, et les jambes réclament une halte. Rome répond par ce qu’elle offre depuis deux mille ans : des jardins, de l’ombre et des bains. Le repos y tient d’une habitude locale, héritée des thermes impériaux où l’on venait se baigner autant que pour lire, discuter et flâner.

Les parcs et jardins pour ralentir

La villa Borghese reste le point de départ. Ses 80 hectares, entre la place du Peuple et la place d’Espagne, sont libres d’accès tous les jours ; seuls les portails ferment à la nuit, avec des horaires qui glissent selon la saison, vers 17 heures en hiver et jusqu’à 22 heures en été. Au centre du parc, le Giardino del Lago loue des barques à rames pour faire le tour d’un petit temple à colonnes. On gagne ensuite la terrasse du Pincio pour regarder le soleil descendre sur la place du Peuple. Notre sélection des plus beaux parcs de Rome décrit les autres grands jardins de la ville.

À l’autre bout du centre, sur l’Aventin, le jardin des Orangers, ou parc Savello, tient dans 7 800 mètres carrés. Un belvédère planté d’orangers regarde le Tibre, l’île Tibérine et la coupole de Saint-Pierre, et l’on s’y assoit volontiers une demi-heure sans rien faire. L’entrée est libre par la piazza Pietro d’Illiria, et le parc ouvre de 7 heures à 18 heures d’octobre à février, jusqu’à 20 heures en mars et en septembre, jusqu’à 21 heures d’avril à août.

Face au Palatin, la roseraie municipale change de visage au printemps. Le roseto comunale, via di Valle Murcia 6, ouvre pendant la floraison, d’avril à la mi-juin puis une seconde fois en octobre. Pendant l’ouverture printanière, les portails restent ouverts tous les jours de 8 h 30 à 19 h 30, et l’entrée est gratuite. La collection rassemble les roses primées au concours international de la ville.

Plus à l’est, dans le parc régional de l’Appia Antica, le parc des Aqueducs étire 240 hectares sous les arches de l’Aqua Claudia et de l’aqueduc Felice. On y entre librement par la via Lemonia, à toute heure, même si le petit matin et la fin d’après-midi offrent la plus belle lumière.

Les bains de la Rome antique

Les thermes antiques se visitent aujourd’hui comme des monuments, pas comme des bains. Les thermes de Caracalla, via delle Terme di Caracalla 52, comptent parmi les ensembles impériaux les mieux conservés de l’Antiquité, à côté du Cirque Maxime. Le site est fermé le lundi et suit des horaires de saison : de 9 heures à 19 h 15 de la fin mars à août, jusqu’à 16 h 30 de la fin octobre à février. Comptez 8 € en plein tarif, 2 € en réduit, gratuit avant 18 ans.

Les thermes de Dioclétien, via Enrico De Nicola 78, sont devenus une des salles du Musée national romain. On y traverse le cloître attribué à Michel-Ange et l’Aula Ottagona, la salle octogonale. L’ouverture court du mardi au dimanche, de 9 heures à 19 heures, la caisse fermant à 18 heures ; le billet plein tarif coûte 15 € et donne accès aux autres sites du musée pendant une semaine.

Spas, hammams et massages

Pour un vrai bain, il faut viser les établissements modernes. Plusieurs palaces romains vendent l’accès à leur circuit de bien-être pour la journée, sauna, piscine et bain turc compris, sans passer la nuit. Il faut compter entre 50 et 80 € pour une entrée simple, et à partir de 110 € pour les formules avec massage. Le centre historique compte aussi des hammams traditionnels, organisés en salles chaudes et froides sur le modèle des thermes romains, qui travaillent sur rendez-vous par créneaux. Maillot obligatoire partout, et âges minimums selon les lieux. Notre page sur les spas et bains de Rome détaille chaque adresse, avec les horaires et les tarifs publiés.

Terrasses et coins tranquilles

Quand la chaleur retombe, les hauteurs de la ville redeviennent agréables. Le belvédère du Pincio, au-dessus de la place du Peuple, et celui du Janicule, sur la rive droite du Tibre, sont gratuits et sans réservation ; les Romains y montent en fin de journée, une glace à la main. Sur l’Aventin, le trou de la serrure du portail de la Villa Magistrale de l’ordre de Malte encadre la coupole de Saint-Pierre, et la file d’attente y est parfois longue. Les terrasses des hôtels, elles, demandent une réservation : notre page sur les terrasses de Rome dit lesquelles choisir.

Le rythme romain de la détente

Les Romains ne se reposent pas aux heures où les cars déposent les groupes. La pause tombe entre 13 heures et 17 heures, quand les rues se vident et que les boutiques baissent le rideau : c’est le moment d’un long déjeuner, d’une sieste ou d’un jardin. Les longues marches en plein air se réservent au matin, avant midi, ou à la fin de l’après-midi, une fois la lumière plus douce.

Le week-end et les jours fériés, les circuits de bien-être et les spas partent vite : mieux vaut réserver plusieurs jours à l’avance. Rester au calme ne demande en revanche ni budget ni réservation. Un banc du jardin des Orangers, une pelouse de la villa Borghese, une arche du parc des Aqueducs suffisent à couper une journée de visites.

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