Les palaces et hôtels de luxe de Rome
Rome garde une poignée de maisons où l’on réserve autant pour une terrasse ou un jardin que pour la chambre. Six d’entre elles, toutes cinq étoiles, sont réunies ici, vérifiées sur leur site officiel en novembre 2026. Aucune n’affiche de tarif de départ : les prix se calculent à la date demandée dans le moteur de réservation, et varient fortement selon la saison.
Un mot de vocabulaire. La classification italienne s’arrête à cinq étoiles, avec une mention supplémentaire, cinque stelle lusso, accordée aux établissements qui remplissent des critères de standing international fixés par les régions. Le mot palace vient du français : l’administration italienne, elle, ne délivre pas ce label. Les adresses qui suivent jouent dans cette catégorie, avec des surfaces et des services sans rapport avec les chambres du centre historique présentées ailleurs sur ce site.
Hotel de Russie, le jardin de Valadier derrière la via del Babuino
Au 9 de la via del Babuino, entre la piazza del Popolo et la place d’Espagne, l’Hotel de Russie appartient à Rocco Forte Hotels. Son argument tient en un espace : un jardin en terrasses dessiné par Giuseppe Valadier, qui monte vers le Pincio et ne se voit que depuis l’arrière du bâtiment. L’office de tourisme de Rome rappelle que l’hôtel, transformé dans le dernier quart du XIXe siècle, fut surnommé l’hôtel des rois, et que Cocteau y séjourna en 1917 avec Picasso pour le premier ballet cubiste. Chambres signées Olga Polizzi, suite Nijinsky, table Le Jardin au pied du Pincio, bar Stravinskij, spa Irene Forte. Les rues piétonnes du centre sont à cinq minutes, la voiture devient inutile.
Hassler Roma, 82 chambres au sommet de la Trinité-des-Monts
Piazza Trinità dei Monti 6, en haut des 135 marches. Fondé en 1893 par l’hôtelier suisse Albert Hassler, l’établissement appartient depuis les années 1920 à la famille Wirth, six générations, et se revendique indépendant, hors de tout groupe. Le site officiel donne le compte : 61 chambres et 21 suites, dessinées séparément. Imàgo, la table étoilée Michelin, sert une cuisine panoramique au-dessus des toits ; Il Palazzetto, bar à vin sur la place, relève de la même famille, comme l’Amorvero Spa et le Carmen’s Bar. La tortue, animal préféré du patron historique Roberto Wirth, sert d’emblème à la maison.
Hotel Eden, la terrasse du haut de la via Ludovisi
Au 49 de la via Ludovisi, à cinq minutes de la place d’Espagne et de la fontaine de Trevi, l’Hotel Eden a ouvert en 1889 et relève de Dorchester Collection. Tout se passe sur le toit : La Terrazza, étoilée, avec le chef Salvatore Bianco, Il Giardino et son jardin panoramique, deux bars. Pas de piscine, mais un spa privatisable, ce qui convient à un séjour de deux ou trois nuits dans le centre. Deux petits chiens de moins de sept kilos sont acceptés, 35 € par jour, et le parking avec chauffeur coûte de 65 à 95 € par jour.
Palazzo Manfredi, vingt-quatre chambres face au Colisée
Au 125 de la via Labicana, un bâtiment du XVIIe siècle regarde le Colisée d’assez près pour qu’on croie le toucher. Sous les fenêtres s’ouvrent les fouilles du Ludus Magnus, l’école de gladiateurs reliée à l’amphithéâtre par un passage souterrain. La capacité reste minuscule pour un cinq étoiles : douze chambres, trois suites, neuf Grand View Suites dans le palais voisin, rénové plus récemment. Aroma, une étoile, occupe le toit avec le chef Giuseppe Di Iorio ; The Court prend le relais le soir. Les suites incluent transfert aéroport, petit-déjeuner, minibar et 50 € par jour en restauration.
Rome Cavalieri, le parc et les piscines hors du centre
Le Rome Cavalieri, Waldorf Astoria, change de logique : il occupe la colline du Monte Mario, au 101 de la via Alberto Cadlolo, dans un parc avec piscines, courts de tennis et spa. La maison expose une collection d’art et surtout une table, La Pergola, trois étoiles Michelin, chef Heinz Beck, présentée comme la seule de ce niveau à Rome. Le compromis est net : une navette descend vers la via Veneto du lundi au samedi à 9 h, 10 h, 11 h, 15 h, 16 h, 17 h et 18 h, le dimanche à 10 h, 11 h, 16 h, 17 h et 18 h. Le retour se fait une demi-heure plus tard, et une soirée dans le centre se termine en taxi.
Anantara Palazzo Naiadi, 232 chambres sur la piazza della Repubblica
Le palais en croissant qui ferme la piazza della Repubblica, aux numéros 48 et 49, abrite 232 chambres et suites, la plus forte capacité des six maisons présentées ici, dans un bâtiment du XIXe siècle à façade de marbre, avec des salles de réunion suspendues au-dessus des thermes de Dioclétien. Anantara, enseigne du groupe Minor Hotels, a décroché une Clef Michelin en 2025. La piscine est sur le toit et n’ouvre que de mai à septembre ; INEO, avec le chef Heros de Agostinis, et SEEN by Olivier occupent les tables. Chambres de 28 à 37 m², suites jusqu’à 186 m².
Choisir selon ce qu’on vient chercher
Le jardin et le silence, c’est l’Hotel de Russie. La vue sur les toits, le Hassler ou l’Eden. Le Colisée au réveil, le Palazzo Manfredi. La piscine et la grande table, le Rome Cavalieri, à condition d’accepter la navette. L’espace et les hauteurs de plafond, l’Anantara Naiadi. Les six maisons vendent en direct depuis leur propre site, où se lisent les tarifs réels, les conditions d’annulation et les avantages liés aux suites ; passer par une plateforme intermédiaire fait souvent perdre le transfert, le crédit en restauration ou la chambre avec vue.
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