Où garer sa voiture à Rome ?
Découvrir Rome au volant séduit sur le papier, jusqu’au moment de se garer. Le centre est largement piétonnier, les places gratuites sont rares et les caméras lisent les plaques aux entrées des zones à trafic limité. Voici comment laisser sa voiture sans y passer la matinée.
Lignes blanches, bleues, jaunes : lire le marquage au sol
À Rome, la couleur de la ligne peinte sur l’asphalte décide de tout.
- Ligne blanche : stationnement gratuit, parfois limité à trois heures par un disque horaire. Places rares et très disputées, souvent occupées par les scooters.
- Ligne bleue : stationnement payant, horaires affichés sur le panneau voisin.
- Ligne jaune : emplacement réservé, interdit aux autres véhicules : personnes handicapées, riverains autorisés, livraisons et certains services.
Se garer sur une ligne jaune expose à l’enlèvement du véhicule.
Combien coûte une place bleue en 2026 ?
La tarification en vigueur reste simple : 1 euro par heure hors ZTL, 1,20 euro dans les zones à trafic limité, une formule court séjour à 0,20 euro les quinze minutes et un abonnement mensuel à 70 euros. On règle à l’horodateur ou par application (EasyPark, ParkAppy, Telepass, MooneyGo) ; aucun contresigne à exposer, la plaque suffit.
Une réforme est votée : la mairie prévoit des tarifs différenciés, autour de 3 euros l’heure dans le centro storico et 1,50 euro dans l’anello ferroviario, mais attend un décret du ministère des Transports pour les appliquer. D’ici là, les montants ci-dessus font foi.
Les ZTL du centre historique
Le centro storico est une zone à trafic limité, réservée aux véhicules munis d’un permis. La ZTL diurne ferme de 6 h 30 à 18 h du lundi au vendredi et de 14 h à 18 h le samedi ; une ZTL nocturne prend le relais les vendredis et samedis de 23 h à 3 h, sauf en août. La ZTL Tridente fonctionne de 6 h 30 à 19 h en semaine et de 10 h à 19 h le samedi. Notre page sur le centro storico aide à repérer les rues concernées.
Trastevere, San Lorenzo et Testaccio : les ZTL de nuit
Trastevere cumule deux restrictions : une ZTL diurne du lundi au samedi de 6 h 30 à 10 h, et une ZTL nocturne les vendredis et samedis de 21 h 30 à 3 h, étendue au mercredi et au jeudi de mai à octobre ; elle s’éteint en août. San Lorenzo suit le même calendrier nocturne, tandis que Testaccio ferme de 23 h à 3 h.
Plaque autorisée ou pas : le contrôle
L’accès aux ZTL est réservé aux titulaires d’un permis, recensés dans une base de données gérée par Roma Servizi per la Mobilità. Un visiteur n’y parvient que si son hôtel enregistre sa plaque avant l’arrivée, via le sportello en ligne. Les deux-roues font exception : motos et cyclomoteurs circulent librement, sauf dans la ZTL Tridente. Depuis le 1er juillet 2026, électriques et hydrogène doivent aussi un abonnement annuel.
Un franchissement sans autorisation coûte environ 83 euros, 100 euros ensuite, et chaque varco compte pour une infraction. À partir de 2027, les sorties seront contrôlées autant que les entrées.
Les parkings du centre : Villa Borghese, Piazza Cavour, Gianicolo
Pour visiter à pied, trois garages évitent la chasse au trésor. Le parking Saba Piazza di Spagna - Villa Borghese, sur le viale del Muro Torto, aligne près de 1 800 places ouvertes 24 heures sur 24 et reliées à pied à la place d’Espagne : comptez environ 2,50 euros l’heure et 25 euros la journée. Le parking souterrain de la Piazza Cavour, près du Vatican, offre 715 places dont 374 publiques. Le terminal du Gianicolo complète la liste. Aucun ne dispense du contrôle d’entrée en ZTL si votre itinéraire la traverse.
Se garer en périphérie et finir en métro
Le plus économique reste de laisser la voiture aux portes de la ville et de continuer en métro ou en tram. Les parcheggi di scambio bordent les terminus et les grandes stations, comme Anagnina sur la ligne A, Laurentina sur la ligne B ou Osteria del Curato. La sosta y est gratuite pour les détenteurs d’un abonnement Metrebus mensuel ou annuel ; sinon, comptez environ 1,50 euro pour douze heures et 2,50 euros la journée.
Autour des gares Termini et Tiburtina, des garages privés prennent le relais pour quelques heures ou quelques jours. Notre guide des déplacements à Rome détaille lignes, tickets et correspondances.
Scooters et deux-roues : le passe-droit romain
Le scooter est la réponse romaine à la pénurie de places. Motos et cyclomoteurs entrent librement dans les ZTL, à toute heure, et stationnent sur les emplacements à deux roues, sauf dans la ZTL Tridente. Beaucoup occupent toutefois les places blanches, et la fourrière existe aussi pour eux : si vous louez un scooter, garez-vous dans les zones prévues sans bloquer trottoirs ni passages piétons.
Nos conseils avant de prendre le volant
- Laissez la voiture à l’hôtel si vous logez dans le centre : tout se visite à pied.
- Vérifiez l’itinéraire : une adresse en ZTL doit être signalée à l’hébergement pour qu’il fasse enregistrer votre plaque.
- Préférez un garage à une place bleue pour une journée entière : le forfait journalier est souvent plus avantageux.
- Sur le lungotevere, le stationnement est payant et les contrôles fréquents.
- Relisez les panneaux : horaires des ZTL et prix des places bleues évoluent selon la saison.
Mieux vaut payer un parking un peu plus loin que tourner vingt minutes autour du Panthéon.
En images
Photos