Bistrot 64 à Rome, table du quartier Flaminio

La cavea de l’Auditorium Parco della Musica à Rome, coque de bois vue depuis la place
Photo : World Travel & Tourism Council, licence CC BY 4.0 (Wikimedia Commons)

Le Bistrot 64 n’est plus la table de Kotaro Noda. Le chef japonais a quitté la maison ; depuis juillet 2023, Giacomo Zezza cuisine et Emanuele Cozzo dirige. L’adresse n’a pas bougé, une rue calme du Flaminio à quelques minutes de l’Auditorium. Voici l’accès, la cuisine, les menus et les prix.

Le 64, via Guglielmo Calderini, entre l’Auditorium et le Palazzetto

Le restaurant occupe le 64 de la via Guglielmo Calderini, code postal 00196, dans le Flaminio, au nord de la piazza del Popolo. Le site officiel mentionne les numéros 62 et 64, et la façade se repère mal depuis la chaussée : rue résidentielle, aucune enseigne voyante. Les repères sont l’Auditorium Parco della Musica et le Palazzetto dello Sport de Nervi, tous deux à quelques minutes à pied.

Le tram ATAC 2 est le plus direct. Il longe la via Flaminia et le viale Tiziano, avec un arrêt Pinturicchio à 150 mètres environ, et se prend à piazzale Flaminio, à la station Flaminio de la ligne A du métro. Dans l’autre sens, il ramène à piazzale Flaminio, d’où l’on rejoint à pied les rues piétonnes du centre de Rome. En voiture, le stationnement est rare les soirs de concert.

L’Auditorium, le MAXXI et le Palazzetto occupent les abords

L’Auditorium, ouvert en 2002, aligne trois salles de Renzo Piano et une cavea en plein air : de quoi occuper la soirée avant le dîner. Le MAXXI de Zaha Hadid se trouve via Guido Reni, à quelques centaines de mètres vers le sud. Le Palazzetto dello Sport date des Jeux de 1960. Le quartier a vu passer beaucoup de projets sans devenir une destination gastronomique : le Bistrot 64 y tient depuis 2013, ce qui n’est pas si courant.

Kotaro Noda est parti, Giacomo Zezza a pris la suite

Emanuele Cozzo ouvre la maison en 2013. Kotaro Noda y impose une cuisine italienne à réflexes japonais, et l’étoile Michelin arrive en 2016. Elle est perdue en 2020 ; l’établissement ferme au printemps 2023 et rouvre le 12 juillet 2023, dix ans après la première inauguration, avec Cozzo aux commandes et Giacomo Zezza, ancien second de Noda, promu chef.

Sur son site personnel, Noda annonce la séparation en anglais et en italien : il ne garantit plus la qualité des plats servis au Bistrot 64 et prépare un nouveau projet. La fiche Michelin ne porte plus d’étoile. Elle classe l’adresse en cuisine créative et moderne, à €€€, et parle d’une salle classique qui ne laisse pas deviner le repas.

Une cuisine italienne lisible, passée à la braise

Zezza travaille trois ingrédients par assiette en général, et parle d’une cuisine du souvenir où les légumes passent par des cuissons douces, des fermentations et des marinades. La braise, installée en cuisine par Cozzo, traverse une bonne partie de la carte. Le menu suit les saisons.

La carte publiée tient en trois entrées, trois primi, trois secondi et trois desserts, plus les pâtes romaines servies à part. L’influence japonaise revient par touches, dans un bouillon, une marinade. Le pain arrive tiède.

Deux menus dégustation à 75 et 95 euros, prix relevés le 28 octobre 2026

Le premier parcours compte cinq portées à 75 euros par personne, avec un primo de la tradition en supplément pour 10 euros ; il reprend les plats historiques de la maison. Le second en compte huit, à 95 euros, et laisse carte blanche au chef. Les deux menus valent pour toute la table, et une version végétarienne est possible.

Les accords sont facturés à part : 45 euros pour cinq verres de vin, 55 pour huit, 40 euros sans alcool dans les deux cas. À la carte, les entrées vont de 25 à 26 euros, les primi de 27 à 30, les secondi de 36 à 38, les desserts à 16 et les pâtes romaines à 22 euros.

Trente couverts, un comptoir, pas de nappe amidonnée

Une trentaine de couverts, des tables sobres, des lumières chaudes, une salle intime qui ne met pas sous pression. Pas de nappe amidonnée ni de mise en place solennelle, ce qui explique le mot bistrot. Le comptoir central ouvre une possibilité rare à ce niveau : s’arrêter pour un verre et une bouchée, sans dîner complet.

Andrea Paretti, maître d’hôtel et sommelier, conduit près de 200 références, orientées vers les petits producteurs. Il arrive que le chef termine un plat devant le client, ou que le sommelier s’assoie près de la table quand la conversation sur le vin s’étire.

Fermé dimanche et lundi, le déjeuner seulement vendredi et samedi

Le site officiel, consulté le 28 octobre 2026, donne ces horaires : mardi, mercredi et jeudi de 18h30 à 22h ; vendredi et samedi de 12h à 14h30 puis de 19h à 22h ; fermé dimanche et lundi. La fiche Michelin annonce 12h30 pour le début du déjeuner et 22h30 pour la fin du service en semaine. Ces écarts d’une demi-heure se règlent d’un appel.

La réservation se fait au +39 06 323 5531, par le formulaire du site ou via TheFork. La dernière entrée se fait à 22h, ce qui laisse deux heures à une table de 20h pour le menu en huit portées. Avec trente couverts, le vendredi et le samedi soir se réservent plusieurs jours à l’avance.

Compter 120 à 150 euros par personne avec les vins

Avec les accords, le menu en cinq portées revient à 120 euros par personne, celui en huit à 150 euros. Sans alcool, comptez 115 et 135 euros. À la carte, une entrée, un primo et un secondo coûtent entre 88 et 94 euros hors boisson, et 104 à 110 euros avec un dessert.

Aucun code vestimentaire n’est publié. La salle reste élégante sans cérémonie : la maison parle d’une haute cuisine accessible, sans les rigidités du luxe formel.

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