Restaurants gastronomiques à Rome

Panorama de Rome vu depuis le Monte Mario, toits, coupoles et le Tibre au loin
Photo : Σπάρτακος, licence CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Une poignée de maisons étoilées pratique à Rome une cuisine de haute volée, souvent à quelques rues des trattorias les plus courues. Cette sélection réunit six tables vérifiées en 2026, de la seule triple étoile de la capitale aux deux étoiles installées dans le Trastevere ou sur les bords du Tibre. Pour un dîner plus simple et moins cher, voyez les meilleures tables de Rome.

Ce qui distingue la haute cuisine romaine

À Rome, la grande cuisine part d’ingrédients modestes : pecorino, guanciale, artichaut, agneau, pâtes fraîches. Les chefs les retravaillent avec des techniques de laboratoire. Anthony Genovese, né en France de parents calabrais, mêle l’Italie et le Japon jusqu’à des gyoza fourrés à la finanziera piémontaise. Cristina Bowerman, Américaine installée au Trastevere, tire de son parcours international une cuisine italienne moderne. Les classiques romains, carbonara, amatriciana ou carciofo alla giudia, reviennent souvent en version d’auteur.

La scène gastronomique romaine reste petite : une table trois étoiles, La Pergola, et une poignée de maisons deux étoiles.

Les grandes tables de Rome

Il Pagliaccio, via dei Banchi Vecchi 129/a, dans le quartier Parione, à deux pas de Campo de’ Fiori. Deux étoiles Michelin. Ouverte en 2003 par Anthony Genovese et Marion Lichtle, la maison aligne près de 2 000 références à sa carte des vins. Les menus dégustation se suivent parfois à l’aveugle, avec un parcours fusion entre Italie et Japon. Le restaurant ouvre le soir, du mardi au samedi, de 19 h 30 à 21 h, et ferme le dimanche et le lundi. Il gère lui-même ses réservations : appelez ou écrivez directement.

Glass Hostaria, vicolo del Cinque 58, au milieu des ruelles du Trastevere. Une étoile au guide Michelin Italie, reconfirmée pour l’édition 2026 sur le site du restaurant. Ouverte en 2004 dans un décor contemporain, la salle tranche avec les trattorias voisines. Cristina Bowerman y propose une cuisine italienne moderne et légère. La maison publie ses horaires : dîner du mercredi au dimanche de 19 h à 22 h 30, déjeuner le samedi et le dimanche de 12 h à 15 h. Le menu dégustation se réserve à l’avance, sans prix affiché en ligne.

All’Oro, via Giuseppe Pisanelli 23/25, dans le quartier Flaminio, entre la place du Peuple et les jardins de la Villa Borghese. Une étoile. Le chef Riccardo Di Giacinto, épaulé par Ramona Anello, signe une cuisine qu’il appelle traditionnelle-contemporaine : un résumé de carbonara, des cappelletti servis dans un bouillon sec, l’agneau à la romaine et un tiramisu décliné en version salée et sucrée. La salle occupe le sous-sol de la suite H’All, et le service se fait le soir.

La Pergola, via Alberto Cadlolo 101, au sommet du Monte Mario, dans l’hôtel Rome Cavalieri. Trois étoiles Michelin depuis 2005, les seules de la capitale. Heinz Beck y cuisine depuis 1994, et Marco Reitano conduit l’une des cartes des vins les plus réputées du pays. La terrasse s’ouvre sur les toits de Rome et la coupole de Saint-Pierre. Le restaurant gère ses propres réservations, par téléphone ou par courriel, et il vaut mieux s’y prendre longtemps à l’avance.

Mirabelle, via di Porta Pinciana 14, à l’avant-dernier étage de l’hôtel Splendide Royal, près de la via Veneto. La salle et la terrasse regardent la Villa Médicis, la Trinité-des-Monts, Saint-Pierre et le Janicule. Le chef Stefano Marzetti travaille des produits soignés dans un registre classique : tartare de bar à la salade de fenouil et d’orange, carré d’agneau au romarin, dessert Settimo Cielo. Une veste est conseillée.

Enoteca La Torre, Lungotevere delle Armi 22/23, dans la villa Art nouveau Laetitia, sur la rive droite du Tibre. Deux étoiles. Le chef Domenico Stile, d’origine campanienne, signe une cuisine créative dans une salle riche en stucs, ouverte sur un jardin. La maison est connue pour son œuf au taleggio de bufflonne et à la truffe noire, et pour son chariot de mignardises. Ouvert du mercredi au dimanche, à midi et le soir.

Des tables dispersées dans la ville

À la différence des trattorias, souvent regroupées à Testaccio ou dans le Trastevere, les grandes tables romaines s’égrènent dans toute la ville. Le centre historique en compte une, Il Pagliaccio, le Trastevere garde Glass Hostaria, et deux maisons se tiennent près de la place du Peuple et du Tibre : All’Oro dans le Flaminio, Enoteca La Torre sur le Lungotevere. Les deux tables à vue dominent la ville de hauteurs différentes, La Pergola sur le Monte Mario, Mirabelle au-dessus de la via Veneto. Aucune de ces six adresses ne se trouve dans le quartier du Vatican, même si deux d’entre elles regardent vers la coupole de Saint-Pierre.

Réserver une grande table à Rome

Dans ces maisons, la réservation est la règle. Plusieurs gèrent leurs propres tables : Il Pagliaccio et La Pergola se contactent directement, par téléphone ou par courriel. Réservez plusieurs semaines à l’avance, surtout pour un dîner du week-end. Quand le menu dégustation est la seule formule, il fait partie de la réservation. Vérifiez aussi la tenue attendue : ces salles demandent une tenue soignée, et le Mirabelle conseille la veste. Beaucoup de ces adresses prennent des congés en été : un appel avant de partir évite un déplacement inutile.

À quel moment de la journée

Le soir reste le moment naturel de ces tables. Il Pagliaccio n’ouvre qu’à dîner, et All’Oro ne sert que le soir. Glass Hostaria ajoute un service du midi le samedi et le dimanche, tandis qu’Enoteca La Torre ouvre à midi et le soir du mercredi au dimanche. Pour dîner avec la vue, visez le coucher du soleil : la terrasse de La Pergola et le roof garden du Mirabelle offrent leurs plus beaux panoramas à cette heure. Le déjeuner en semaine reste rare dans ces maisons.

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