Les quartiers de Rome et le caractère de chacun

La basilique Santa Maria in Trastevere à Rome, sa façade à mosaïques dorées et son campanile roman dominant la place du quartier
Photo : Krzysztof Golik, licence CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Rome ne se résume pas à un seul centre. Du rione populaire au quartier d’affaires, chaque zone a son caractère et son rythme. Comprendre cette mosaïque aide à choisir où dormir, où dîner et où flâner. Le centre historique se parcourt à pied, les autres quartiers se rejoignent en métro ou en tramway.

Le centre historique, entre Rome antique et Rome baroque

L’histoire de Rome débute sur la colline du Palatin, où Romulus aurait érigé les premiers édifices de la ville, entre le Cirque Maxime et les forums romains. À l’est, le quartier antique se termine par l’imposant Colisée, Piazza del Colosseo. En remontant la Via dei Fori Imperiali, on atteint la colline du Capitole et son monument Vittorio Emanuele II, à la façade blanche éclatante. Le Capitole, restauré par Michel-Ange, abrite la mairie de Rome. Juste au-dessus, le monument Vittorio Emanuele II, que les Romains appellent le Vittoriano, couronne le flanc nord de la colline. Notre page sur Victor-Emmanuel à Rome détaille sa visite et la montée à sa terrasse panoramique, l’un des meilleurs points de vue du centre.

Plus au nord, le centre devient baroque et romantique. Le quartier de Barberini, près du Quirinal, mène à la fontaine de Trevi, au Panthéon et à la Piazza Navona, ornée de trois fontaines. Toute cette zone se parcourt à pied : voyez notre guide du centre historique de Rome et nos plus belles places de Rome.

Monti, Celio et l’Aventino, les collines historiques

Le rione I, Monti, doit son nom aux trois collines qu’il englobait : l’Esquilino, le Viminale et une partie du Quirinale. Il s’étend entre les Forums impériaux, le Colisée et la gare de Termini. On y accède par les stations Cavour et Colosseo de la ligne B, ou par Termini, où se croisent les lignes A et B. Monti abrite les Marchés de Trajan, la Domus Aurea, la basilique Sainte-Marie-Majeure et San Giovanni in Laterano. Nos adresses incontournables à Monti détaillent le quartier.

Le rione XIX, Celio, prolonge les Forums vers l’est et abrite la basilique San Clemente : voyez notre page sur la basilique Saint-Clément. Le rione XXI, l’Aventino, est le plus paisible : on y monte depuis la station Circo Massimo de la ligne B, pour le jardin des Orangers, la basilique Santa Sabina et la Bocca della Verità. Détails dans nos pages sur le jardin des Orangers et la Bocca della Verità.

Trastevere, Testaccio et Ostiense, la Rome populaire

Sur la rive droite du Tibre, Trastevere (rione XIII) est le quartier le plus étendu de Rome. Ses ruelles, Santa Maria in Trastevere, la Villa Farnesina et le palais Corsini en font un incontournable, cœur de la movida romaine. Trastevere n’a pas de station de métro : on y arrive par le tramway 3 ou 8, et la gare Roma Trastevere est desservie par les lignes régionales FL1, FL3 et FL5. Voyez nos hôtels à Trastevere.

Testaccio (rione XX) cultive une âme populaire et gourmande. On y accède par la station Piramide de la ligne B, puis par les bus 280 ou 95. Son symbole est le Monte dei Cocci, colline artificielle de 54 mètres de haut et d’un kilomètre de circonférence, formée de millions de tessons d’amphores antiques. Notre guide de Testaccio détaille tout cela.

Le quartier voisin d’Ostiense mêle archéologie industrielle et art : on y trouve la Centrale Montemartini et la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, desservie par la ligne B. Voyez notre page sur la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

Prati, Parioli et l’EUR, la Rome élégante et moderne

Au nord du Vatican, le rione XXII, Prati, aligne de larges avenues et des immeubles bourgeois. La ligne A le traverse avec les stations Lepanto, Ottaviano et Cipro, qui desservent aussi les musées du Vatican. Derrière la basilique Saint-Pierre, les rues calmes font place aux boutiques : voyez nos musées du Vatican.

Parioli, plus au nord, est un quartier résidentiel verdoyant adossé à la Villa Borghese. On y accède par la station Flaminio de la ligne A et par le tramway 2, dont le terminus Mancini se trouve dans le quartier. La galerie Borghèse y attire les amateurs d’art : voyez les musées de la Villa Borghese.

L’EUR, au sud, est tout autre chose : quartier monumental voulu pour l’Exposition universelle de 1942, il aligne une architecture rationaliste autour du Palais de la civilisation italienne, le Colisée carré. Trois stations de la ligne B le desservent : EUR Fermi, EUR Palasport et EUR Magliana.

San Lorenzo, Pigneto et Garbatella, la Rome étudiante et créative

San Lorenzo, derrière la gare de Termini et le cimetière du Verano, est le quartier des étudiants et des trattorias bon marché, desservi par les tramways 3 et 19.

Pigneto, plus à l’est, a des airs de village cher à Pasolini, où habitants, étudiants et nouveaux arrivants se mélangent. La station Pigneto de la ligne C, ouverte en 2015, le relie au centre, complétée par les tramways 5, 14 et 19.

Garbatella est le plus jeune des quartiers historiques. Né dans les années 1920, il séduit par ses villini et ses placettes, rendus célèbres par les virées en Vespa de Nanni Moretti dans Caro Diario. La station Garbatella de la ligne B le dessert. Plusieurs de ces quartiers figurent parmi nos nouveaux quartiers tendance de Rome.

Se repérer entre les quartiers

Rome compte trois lignes de métro : la ligne A, du nord-ouest au sud-est, la ligne B et sa branche B1, et la ligne C, prolongée progressivement vers le centre. Les grandes correspondances sont Termini (A et B) et San Giovanni (A et C). Pour préparer vos trajets, consultez les plans officiels d’ATAC et de Roma Mobilità, ou le site du tourisme Turismo Roma. Pour situer chaque quartier, notre page sur les sept collines de Rome complète la carte.

Du rione antique à l’EUR, Rome se découvre quartier par quartier : loger à Monti, dîner à Trastevere, flâner à Garbatella, chaque adresse raconte une Rome différente.

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