Où aller pour manger les meilleures glaces de Rome ? Nos adresses
Le vrai gelato artigianale se mérite, à quelques rues des grands axes touristiques. Les cinq adresses réunies ici existent toujours, vérifiées une à une : elles travaillent des ingrédients naturels et gardent leur clientèle de quartier. De Trastevere à Prati en passant par Monti, voici où les trouver, et comment commander comme un local.
La coppa ou le cono
En Italie, on ne commande pas une boule mais des parfums : « due gusti », deux, parfois « tre gusti » sur un grand cornet. La coppa, la coupe en carton, et le cono, le cornet gaufré, coûtent presque toujours le même prix ; pour les saveurs fines, la coupe les laisse mieux parler, tandis que le cornet apporte son goût de gaufre, irrésistible avec le chocolat. Avant de choisir, demandez un assaggio : goûter un parfum est gratuit et normal.
En 2026, comptez de l’ordre de 2 à 3 € pour une ou deux boules dans une gelateria de quartier, plutôt 3 à 6 € chez les adresses célèbres comme Giolitti. La panna, la chantilly, se demande au comptoir, incluse chez La Romana. À table, la même glace coûte nettement plus cher qu’au comptoir, al banco : sur les places touristiques, lisez la carte des prix avant de vous asseoir, comme le rappelle notre guide du pourboire en Italie.
La pistache, test du glacier artisanal
La pistache révèle un glacier romain : une vraie pâte de pistaches de Sicile donne une glace d’un vert discret, gris-vert ou brunâtre, quand le vert fluo sent l’arôme artificiel. Méfiez-vous aussi des bacs débordant de parfums impossibles : les artisans en travaillent peu, les renouvellent souvent et les gardent couverts. Restent les parfums qui surprennent, basilic, rose ou gingembre, la signature des laboratoires qui osent, comme Fatamorgana plus bas, et les sorbets aux fruits de saison.
Fiordiluna, la glace bio de Trastevere
Au 96 de la via della Lungaretta, Fiordiluna est tenue par la famille Pasquarella depuis 1993. La maison défend une glace bio et équitable, résumée d’une formule affichée en boutique : plus d’amour et moins d’air. La glace est dense et nette, du mascarpone aux éclats de chocolat à la pistache, en passant par un yaourt crémeux ; confitures maison, tablettes et pralines complètent l’offre. Ouverte souvent jusqu’à minuit, elle fait une halte naturelle après un dîner à Trastevere, et le tram 8 passe sur le viale tout proche.
Fatamorgana, les parfums de Monti
Fatamorgana est l’adresse des curieux. Au 5 de la piazza degli Zingari, dans Monti, cette gelateria fondée par Maria Agnese Spagnuolo décline toute sa carte en version sans gluten. Les parfums changent avec les saisons et jouent les accords inattendus : basilic, noix et miel, cerises noires et bière, poire et gorgonzola, soit plus de soixante saveurs certains jours, sans colorants ni arômes artificiels. La boutique n’ouvre qu’en début d’après-midi, vers 13 h : inutile d’y passer le matin. Le métro Cavour est à deux minutes.
Gelateria dei Gracchi, la pistache de Prati
Les amateurs de pistache mettent dei Gracchi au sommet de leur liste. Au 272 de la via dei Gracchi, à Prati, la famille Manassei travaille depuis 1999 des pistaches de Bronte grillées sur place : la glace prend ce vert-brun qui dit la vraie pâte de pistache. Ricotta et poire, amande toastée et orange confite comptent parmi les autres réussites, avec des parfums sans lactose ou sans gluten, et des bouchées de glace enrobées de chocolat. Le quartier est à dix minutes à pied de la basilique Saint-Pierre : une raison de finir la visite du Vatican par une halte glacée.
La Romana, l’adresse près de la gare
L’enseigne La Romana est née en 1947 à Rimini ; la boutique romaine de la via Venti Settembre, au 60, a ouvert en 2013, entre la gare Termini et la place de la République. Chaque magasin fabrique sa glace sur place, chaque matin, et le fond du cornet reçoit un trait de chocolat coulant avant les boules ; la chantilly, elle, est comprise. Les parfums jouent la carte de la tradition, crema, gianduia, fruits de saison. Près de la gare, c’est l’adresse la plus fiable du secteur, ouverte souvent jusqu’à minuit.
Giolitti, l’institution du Panthéon
Giolitti est l’institution que tous les guides citent, à juste titre. En 1890, la famille ouvre une laiterie devenue fournisseur de la maison royale d’Italie ; la glace arrive au début du XXe siècle, et le café du 40 de la via degli Uffici del Vicario, à deux pas du Panthéon, garde son décor d’époque. Des dizaines de parfums s’alignent sous le comptoir de marbre, du nougat à l’amarena, avec une couche de chantilly sur demande. Pour s’asseoir en salle, il faut commander une coupe ou un dessert, et la note s’en ressent : debout au comptoir, la même glace coûte nettement moins cher. La file avance vite, et le glacier ouvre tôt comme il ferme tard.
Les quartiers de la glace à Rome
Chaque glacier de ce guide dessine une promenade : Trastevere avec Fiordiluna, Monti avec Fatamorgana, Prati avec dei Gracchi, le centre derrière le Panthéon avec Giolitti, la gare avec La Romana. Les quartiers résidentiels, de Testaccio au Pigneto, cachent aussi d’excellentes gelaterie, souvent moins chères, comme le raconte notre guide des quartiers de Rome. En hiver, plusieurs glaciers réduisent leurs horaires ou ferment quelques semaines ; l’été, renseignez-vous sur la fermeture hebdomadaire, souvent le lundi. Les gourmands complèteront avec notre sélection de pâtisseries romaines, maritozzo et tiramisù compris.
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