Meilleures salades à Rome : nos adresses vérifiées
Entre deux carbonaras, l’envie d’une assiette fraîche finit toujours par pointer après quelques jours romains. Rome ne se limite pourtant pas aux pâtes et à la pizza : les trattorias sortent leur insalata, les bars du centre composent des salades-repas généreuses et les marchés débordent de légumes du Latium. Encore faut-il savoir où pousser la porte, car toutes les tables ne soignent pas leur salade. Pour ce guide, nous avons vérifié chaque adresse en 2026 : trois bonnes tables du centre historique et de Prati où l’on mange une vraie salade composée, puis les repères pour commander sans se tromper.
L’Insalata Ricca, une institution du centre au largo dei Chiavari
Le centre historique compte peu de véritables bars à salades : L’Insalata Ricca est l’exception la plus connue. Cette petite chaîne romaine fondée par Giuseppe tient aujourd’hui huit restaurants dans autant de quartiers, et l’adresse du largo dei Chiavari 85/86 reste la plus pratique pour un déjeuner entre deux visites. La piazza Navona est à deux minutes à pied, le Campo de’ Fiori presque aussi proche, et la salle ne désemplit pas de 11 h à minuit, sans interruption : un luxe quand les trattorias traditionnelles ferment à 15 h.
La carte aligne une quarantaine de salades composées, des classiques aux créations plus audacieuses, toutes servies en portions franchement généreuses. Viennent s’ajouter des pâtes, des pizzas, des antipasti et des desserts maison, ce qui en fait une valeur sûre quand la table n’a pas les mêmes envies pour tout le monde. L’ambiance reste simple, animée et efficace, les prix mesurés pour le quartier, et les habitués de Rome y reviennent à chaque séjour : les notes sur les plateformes de réservation, constamment au-dessus de 8,5 sur 10, le confirment.
Obicà, la salade à la mozzarella face au Campo de’ Fiori
Sur la piazza Campo de’ Fiori, au numéro 16, Obicà occupe l’une des terrasses les plus exposées du quartier, face aux étals du marché du matin. L’enseigne, qui se présente comme le premier bar à mozzarella du monde, a ouvert sa première salle à Rome en 2004, et celle du Campo de’ Fiori reste l’une des plus agréables pour manger léger sans quitter le centre. Les salades y marient mozzarella di bufala campana, burrata, tomates et basilic, avec au choix des pizzas, des pâtes et des antipasti pour les appétits plus solides. L’addition moyenne tourne autour de 25 € par personne. Le restaurant ouvre tous les jours de 8 h à 23 h ; la terrasse étant très demandée, mieux vaut réserver, surtout le soir et le week-end.
Fa-bìo, la cantine bio de Prati devenue Re Bio
Les voyageurs qui ont connu Rome il y a dix ans chercheront encore Fa-bìo, contraction de Fabio et de bio, cette micro-cantine ouverte en 2010 par Fabio et Claudio à deux pas du Vatican. L’enseigne a changé depuis : elle s’appelle aujourd’hui Re Bio local and organic et a déménagé quelques numéros plus loin, au 59 de la via Germanico, toujours dans le quartier de Prati, à une dizaine de minutes à pied des Musées du Vatican. Retrouvez le reste de nos bonnes tables près du Vatican dans notre guide dédié.
L’esprit, lui, n’a pas bougé : salades et bowls composés à la demande avec des légumes bio de saison, panini, jus et smoothies préparés minute, et une carte qui réjouit les végétariens et les végans, comme les autres adresses végétariennes de Rome. La salle est minuscule, quelques tabourets seulement, et la plupart des clients repartent avec leur boîte pour déjeuner ailleurs. L’essentiel de l’activité se joue le midi, en semaine comme le week-end. Les avis récents, plus partagés qu’aux débuts, reprochent surtout des prix en hausse : on y va pour la fraîcheur des produits et la composition sur mesure, pas pour la gastronomie.
Repères pour commander une salade à Rome
Indépendamment de ces adresses, quelques réflexes facilitent la vie quand l’envie de fraîcheur survient au détour d’une visite.
Le vocabulaire, d’abord. L’insalata mista, la salade verte de base, mélange laitue, tomates et parfois carottes ; demandée en accompagnement, elle arrive souvent après le plat principal, assaisonnée d’huile d’olive, de sel et de vinaigre que l’on dose soi-même à table. La rucola, la roquette, se commande seule avec des copeaux de grana, la caprese associe tomates, mozzarella et basilic, et le terme insalatona désigne les grandes salades-repas servies dans les bars modernes.
Ensuite, où la trouver. Dans une trattoria classique, la salade reste un accompagnement ou une entrée : demandez-la come contorno, ou comme plat unique au déjeuner, quand les menus du midi l’incluent souvent. Les forno et les comptoirs de pizza al taglio vendent rarement de la salade : préférez-y les légumes grillés. Pour un pique-nique, le supermarché reste la meilleure option : sachets de salade prélavée, mozzarella, tomates cerises et un filet d’huile d’olive trouvent facilement place dans un sac, direction les jardins de la Villa Borghèse pour une pause à l’ombre.
Enfin, profitez des marchés : celui du Campo de’ Fiori, le matin, est le plus central pour acheter des fruits et légumes de saison. Une belle salade romaine tient souvent en trois légumes choisis sur un étal, un carré de mozzarella et un bon morceau de pain. Avec l’Insalata Ricca, Obicà et la cantine de Prati, vous savez désormais où trouver une assiette fraîche au cœur de Rome ; ailleurs, ces repères suffisent pour que la salade ne soit plus jamais une option par défaut, mais un vrai choix de voyageur.
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